Bernard, Olivier (v. 1809-1873)

Décédé en septembre 1873, à l'âge de 64 ans.
Patente de notaire bernois (1840). Notaire à Fornet. Nommé secrétaire de préfecture à Moutier le 1er novembre 1841 et à nouveau en 1846 (après son premier passage en politique).
Député conservateur protestant au Grand Conseil bernois (1845-1846 et 1850-1873).
Au cours de sa très longue carrière au législatif cantonal, il intervient notamment pour le rétablissement de la législation française dans le Jura (1855, 1865), dépose une motion sur les enchères publiques (1855, acceptée 1856), intervient sur l'âge de scolarité obligatoire et l'enseignement religieux (1856). Dès 1861, B. milite également en faveur d'une ligne de chemin de fer dans le Jura dans le cadre du débat sur le Chemin de fer Est-Ouest (ligne Bâle-Delémont-Bienne-Berne en 1861). Puis, dès 1862, pour un réseau de chemins de fer dans le Jura (idée défendue à nouveau en 1866 et 1867). En 1863, il s'oppose à l'application de l'impôt sur le revenu au Jura et proteste, avec d'autres, contre la décision du Grand Conseil bernois (18.3.1863) d'appliquer au Jura la Loi d'impôt sur le revenu, en violation de la Constitution cantonale de 1846 d'après laquelle la nouvelle partie du canton conserve son système d'impôt foncier qui est l'équivalent des impôts et revenus de l'ancienne partie du canton. Ses dernières interventions se feront en faveur de l'axe Tavannes-Bellelay-Porrentruy (1865) et en faveur du rétablissement des religieuses Ursulines et en faveur des religieuses enseignantes (1867).
Candidat au Conseil national sur la liste conservatrice avec Joseph Trouillat (1860).

Philippe Hebeisen, 10/08/2005
Dernière modification: 10/07/2008

Fonds d'archives

Chronologie jurassienne Denis Moine

Bibliographie

Dominique Prongué, Joseph Trouillat, un itinéraire entre politique et histoire : 1815-1863, Fribourg, 1998, p. 554
Le Jura Bernois, 24 septembre 1873