Ecabert, Félix Ignace (1764-1845)

Né à Montignez le 23 janvier 1764. Décédé à Porrentruy le 16 janvier 1845. Fils de Jean Ignace et de Jeanne Catherine, née Prongué, de Buix.
Etudiant au séminaire de Porrentruy en 1787 et 1788, il reçoit la tonsure le 1er juin 1787 et les ordres mineurs le 21 décembre 1787 ; il est ordonné sous-diacre le 17 mai 1788, diacre le 20 septembre 1788, prêtre le 20 décembre 1788 (à Porrentruy, dans la chapelle du séminaire). Il est approuvé (juridiction) pour la première fois le 21 décembre 1788. Vicaire à Lapoutroie (F, Haut-Rhin, arr. Ribeauvillé) de 1789 à 1791, il est administrateur, puis curé constitutionnel du Bonhomme (F, cant. Lapoutroie) en 1791. Il renonce à la prêtrise en juillet 1793.
Le 22 juillet 1793 (ou le 10 juillet 1794 ?), il épouse Anne Catherine Simon. Ils ont un fils, Jean Ignace (né au Bonhomme le 13 août 1793, décédé le 6 février 1794). Il tient une auberge au Bonhomme, avant de rentrer à Montignez, où il est également aubergiste et secrétaire du maire. Cabaretier à Porrentruy (rue du Faubourg, n° 8), il est au bénéfice d'une patente de maître d'hôtel le 8 prairial an IV (27 mai 1796). Après le décès de sa femme, survenu le 26 octobre 1798, il épouse, en secondes noces, le 19 juin 1801, Catherine Barré de Faverois (F, Territoire de Belfort), dont il a une fille. En 1827, il est dit marchand-épicier à Porrentruy.
De ses quatre enfants, deux sont morts en bas-âge. Sa fille, bien que mariée, est décédée à 19 ans sans enfant. Son petit-fils, François Ecabert, commerçant prospère et aisé à la tête d'un grand magasin de Porrentruy, est président du Conseil de paroisse de cette ville au moment du Kulturkampf et a même été emprisonné. C'est à lui que l'on doit la construction de la Chapelle Ecabert. Membre des autorités communales de Porrentruy, François Ecabert siège au Grand Conseil bernois durant une législature (1862-1866).

Jean-Pierre Renard, 20/01/2010

Bibliographie

Jean-Pierre Renard, Le clergé paroissial dans les arrondissements de Delémont et de Porrentruy avant et après la réorganisation de 1802-1804, Saignelégier, 2009, p. 276