Aubry (Abry), Pierre Ignace (1720-1791), prêtre

Originaire de « Dessous les Craux » (paroisse du Noirmont), né le 23 juillet 1720. Décédé à Damprichard (F, Doubs, arr. Montbéliard, cant. Maîche) le 7 mars 1791 ; il est inhumé dans le cimetière du Noirmont (devant la porte occidentale de l'église) le 9 mars. Fils d'Ignace et d'Agathe (née Thiévent).
Après avoir reçu la tonsure et les ordres mineurs le 22 décembre 1741, il est ordonné sous-diacre le 17 février 1742, diacre le 22 septembre 1742, prêtre le 21 septembre 1743 (à Arlesheim, dans l'église cathédrale ; dispense d'âge).
Il est d'abord vicaire à Saint-Ursanne, sans doute depuis l'automne 1743. Le curé Frédéric Joseph de La Bresche n'exerçant pas ses fonctions depuis trois ans qu'il est nommé, le vicaire Abry est nommé administrateur de la paroisse de Saint-Ursanne, à la demande du curé, le 16 juin 1747 ; il le reste jusqu'au 17 octobre 1748, date à laquelle le curé La Bresche rentre dans ses fonctions.
Le 28 octobre 1748, Abry, « qui a exercé les fonctions paroissiales plusieurs années comme vicaire et administrateur », reçoit des lettres de recommandation, l'autorisant à quitter momentanément le diocèse en vue d'apprendre la langue germanique.
Le 3 avril 1750, il est admis comme curé d'Undervelier et de Soulce (paroisse devenue vacante par le décès de Jean Georges Ignace Laitier), puis, le 20 septembre 1759, comme curé de Corban (paroisse vacante par la promotion de Joseph Charmillot à la cure de Montsevelier). Le 2 juin 1762, il échange (permutation canonique) la cure de Corban avec celle de Courfaivre (Daniel Beuchat, jusque-là curé de Courfaivre, devient curé de Corban). Cinq ans plus tard, le 11 décembre 1767, suite à de nombreuses difficultés avec les paroissiens de Courfaivre, il échange (permutation canonique) cette cure avec celle de Soubey (Jean-Baptiste Noirjean, jusque-là curé de Soubey, devient alors curé à Courfaivre).
Abry démissionne de ses fonctions le 26 mai 1770 et se retire au Noirmont ; Jean Pierre Theurillat, de Saint-Brais, qui lui succède comme curé à Soubey (nommé le 31 mai 1770), est tenu de lui verser, sur les revenus de la paroisse, une pension annuelle de 75 livres bâloises jusqu'à la fin de ses jours.
En avril 1774, Abry réside à la cure du Noirmont (dont le curé est alors Louis François Zéphirin Copin) et consacre une partie de son temps à la peinture et à la sculpture. Par la suite, il devient curé « in Vignel dioecesis Meldensis in Gallia » (dans le diocèse de Meaux [ ?] ; autre possibilité : Vigneulles dans le diocèse de Metz, canton de Faulquemont en Moselle). Après « avoir résigné librement » cette paroisse, il élit domicile à Damprichard (F, Doubs, arr. Montbéliard, cant. Maîche).

Jean-Pierre Renard, 15/09/2005
Dernière modification: 27/10/2009

Bibliographie

Eugène Folletête, « Rauracia Sacra ou dictionnaire historique du clergé catholique jurassien », in ASJE, 36, 1931, p.103
Jean-Pierre Renard, Le clergé paroissial dans les arrondissements de Delémont et de Porrentruy avant et après la réorganisation de 1802-1804, Saignelégier 2009, p. 162