Ermite Saint-Ursanne, grotte (paroisse de Saint-Ursanne)

Dernière rénovation en : 1999

Dédiée à : Saint-Ursanne

Historique :
Saint-Ursanne, moine irlandais de Luxeuil, disciple de Saint-Colomban, vint s'établir à la fin du VIe siècle sur les rives du Doubs où il mourut vers l'an 620. La tradition rapporte qu'il se serait établi dans cette grotte surplombant le Doubs, en compagnie d'un ours. On y trouve aujourd'hui un gisant en posture de méditation représentant Saint-Ursanne accompagné de son ours.
Attirés par les miracles du pieux ermite, des moines l'auraient rejoint et auraient fondé un monastère sur la tombe du vénérable confesseur.
Aux abords du tombeau du saint, placée dans une première église consacrée à saint Pierre, saint Wandrille fonda entre 623 et 635 une communauté monastique qui adopta par la suite la règle bénédictine; dans le domaine spirituel, elle fut rattachée au diocèse de Besançon au moins jusqu'en 1100. Entre 1095 et 1119, la petite communauté fut transformée en Chapitre de chanoines. En 1139, l'évêque de Bâle acquit le petit bourg qui s'était développé aux abords immédiats de la collégiale, puis en 1210 le monastère lui-même. C'est alors que furent définis les droits respectifs de l'évêque, du prévôt et du bailli. La prévôté englobait le Clos du Doubs et la partie orientale des Franches-Montagnes. Au XIIIe siècle déjà, la plupart des chanoines ne résidaient que temporairement à Saint-Ursanne.

Les pélerinages sont cités dès 1274 et jusqu'à la Révolution française.

Philippe Kauffmann e.a., 14/11/2006
Dernière modification: 31/08/2011

Bibliographie

Philippe Kauffmann (dir.), Parcours des chapelles, des oratoires et des grottes, Porrentruy, 2001.
Le Quotidien jurassien, 7 septembre 2000.