Ory, André (1924-2016)

Originaire de Develier. Né en 1924 à Vallorbe (VD). Décédé le 4 mai 2016. Protestant. Père de cinq enfants, dont l'ancienne conseillère aux Etats et conseillère d'Etat neuchâteloise socialiste Gisèle Ory.
Scolarité et gymnase à Lausanne. Ecole polytechnique fédérale de Zurich.
Professeur de mathématique, il enseigne au Collège d'Orbe (5 ans) et au Gymnase de La Chaux-de-Fonds (2 ans) avant d'assurer la charge de recteur du Gymnase français de Bienne (dès 1955-1965) et de directeur de l'Ecole normale de Bienne (1964-1966).
Secrétaire à la propagande du PSJ (1960-1962). Président du PS Bienne (1971-1973). Conseiller de Ville (législatif) de Bienne (1964-1976), président en 1969 et 1970. Antiséparatiste, il met ses compétences au service de l'Etat de Berne pour s'occuper de la Question jurassienne. A la tête de l'Office des relations publiques du canton (1964-1971), puis vice-chancelier (1971-1976), André Ory est considéré comme le principal instigateur de la politique gouvernementale : plan bernois de 1967, droit d'autodétermination avec plébiscites en cascade, Rapport du Jura de 1972. Au lendemain de la victoire séparatiste du 23 juin 1974, le gouvernement le met à disposition du mouvement pro-bernois Force démocratique, dont il est entre autres le porte-parole. Après le plébiscite du 16 mars 1975 qui consacre la division du Jura, André Ory devient secrétaire permanent de l'Association des responsables politiques du Jura-Sud (1976-1978) et sera l'organisateur de la Fédération des communes du Jura bernois (FJB). Il en devient président le 14 mars 1979 jusqu'au 28 février 1983. Etabli à Courtelary en 1976, membre du comité directeur du PSJB, il est élu au Grand Conseil bernois en mai 1978 et y siège jusqu'en 1986 (président de la Députation du Jura bernois et de Bienne romande de 1985-1986).
Premier président de la section jurassienne bernoise de la Ligue cantonale bernoise pour la protection du patrimoine (Heimatschutz) créée en 1980.
Officier à l'armée, il s'attire les foudres de la JSJ pour avoir contresigné, en tant que président de la commission de défense spirituelle de la Société suisse des officiers, un rapport désignant comme ennemi de la Suisse tout citoyen contestant l'ordre politique et social établi.

Emma Chatelain, 23/09/2005
Dernière modification: 13/05/2016

Bibliographie

François Kohler, Le Parti socialiste et la question jurassienne (1947-1974), Genève, 1979, p.283
Emma Chatelain, « Nous sommes des hommes libres sur une terre libre ». Le mouvement antiséparatiste jurassien (1947-1975), son idéologie et ses relations avec Berne, Alphil, 2007, p. 192-193
Le Journal du Jura, 11 mai 2016
L'Impartial, 16 novembre 1973 ; 30 octobre 1973 ; 23 janvier 1976 ; 24 avril 1980 ; 5 octobre 1982 ; 26 novembre 1985
Feuille d'avis de Neuchâtel, 30 avril 1971 ; 29 octobre 1973
FAN-L'Express, 21 avril 1981
Chronique biennoise, 1969, p. 146 ; 1970, p. 275
ASJE, 77, 1974, p. 553
www.rfj.ch (11.5.2016)
www.bijube.ch (23.4.1980)