Vallet, Jean Baptiste (1739-1810)

Né à Valbert (paroisse d'Ocourt-Lamotte) le 20 janvier 1739. Décédé à Chevenez le 22 janvier 1810 (inhumé le 23). Fils de Jean Jacques et de Marie Catherine.
Tonsuré dès le 5 juin 1751, il reçoit le 18 juillet 1754 des lettres testimoniales en vue de trouver un bénéfice simple dans le diocèse de Bâle. Etudiant au séminaire de Porrentruy en 1762 (7 mois) et 1763 (2 mois), après avoir reçu les ordres mineurs le 9 mai 1762, il est ordonné sous-diacre en mars 1763 (lettres dimissoriales du 12 mars), diacre en mai (lettres dimissoriales du 17 mai 1763), prêtre le 17 décembre 1763 (à Porrentruy, dans la chapelle du château). Il est approuvé (juridiction) pour la première fois le 18 décembre 1763 (post examen valde honestum).
Cité comme vicaire du curé Etienne Joseph Huelmann (Ocourt) en 1764, puis du curé Jean Jacques Laurent Froidevaux (Fontenais) de mai 1765 à avril 1767, il est nommé le 8 octobre 1767 administrateur aux Breuleux, en raison du départ prochain de l'administrateur Claude Antoine Patois ; le curé des Breuleux (Jean Joseph Ruhier) est dans l'incapacité, en raison de son âge avancé et de sa santé, de diriger sa paroisse depuis bien des années (1758) ; V. est cité comme administrateur dans les registres paroissiaux du 29 octobre 1767 au 11 février 1768. Le 17 février 1768, il est investi de la cure de Bourrignon (vacante par le décès d'Henri Guenat le 14 janvier 1768).
En 1793, il prête le serment d'égalité et est chassé de sa cure le 24 mars 1795. Le 31 mars 1795, Ferdinand Koetschet, chapelain de Moutier-Grandval, est commis pour remplacer V. à la paroisse de Bourrignon. Le 23 avril 1797, étant toujours réfugié à Chevenez, V. prête le serment à l'universalité. Cité comme desservant à Chevenez en août 1801, il se déclare encore curé à Bourrignon et à Pleigne lorsqu'il signe son adhésion au Concordat, à Chevenez, le 20 septembre 1802. Cité comme « attaché à l'église » de Chevenez en janvier 1803, il continue d'y résider en 1804 ; il vient en aide au desservant de la paroisse (François Joseph Henzelin) ; il jouit d'une pension de 1000 francs, dont il n'a pas perçu le tiers jusqu'ici.

Jean-Pierre Renard, 1/06/2010

Bibliographie

Jean-Pierre Renard, Le clergé paroissial dans les arrondissements de Delémont et de Porrentruy avant et après la réorganisation de 1802-1804, Saignelégier, 2009, p. 531
Enquête ecclésiastique de l'An XII (1804)