Maître, Joseph Servais (1741-1817)

Né à Saint-Ursanne le 20 février 1741. Décédé à Saint-Ursanne le 25 avril 1817, inhumé le 28 dans le cloître de la collégiale (auprès de ses parents). Fils de Jean Baptiste, receveur de l'église collégiale (maître-bourgeois de Saint-Ursanne en 1768), et de Marie Catherine née Mérat.
Après ses études au collège de Porrentruy, il va au Collège germanique à Rome de 1759 à 1763 et y devient docteur en philosophie et en théologie. Il avait reçu la tonsure et les ordres mineurs à Porrentruy le 24 août 1759. Après être devenu sous-diacre et diacre à Rome en 1763, il est ordonné prêtre le 21 avril 1764 (à Porrentruy, dans la chapelle du séminaire ; dispense d'âge). Il est approuvé (juridiction) pour la première fois le 10 novembre 1764.
Chapelain du rectorat de Delémont (Saints-Jean-et-Henri) depuis le 10 octobre 1771, il est investi curé de Vermes le 16 septembre 1772. Le 25 octobre 1773, alors que Georges Floribert Froidevaux (curé de Therwil) est nommé directeur du séminaire, il en devient le sous-directeur, tout en conservant la cure de Vermes, administrée par Pierre Ignace Luc Aubry (1745-1817), le futur curé des Pommerats. Froidevaux et Maître donnent leur démission de responsables du séminaire après quelques mois seulement et sont remplacés le 6 octobre 1774 par Joseph Louis Baur et Paul Werner. Tout en restant curé à Vermes, M. est nommé chapelain aulique, conseiller ecclésiastique, examinateur diocésain et bibliothécaire de l'évêque le 14 mars 1775. Une semaine plus tard, le 21 mars 1775, il est investi curé de Saignelégier.
Retiré à Soleure en 1794, il rentre à Saignelégier en 1796. A Rheinfelden en 1798, à Herrischried (près de Waldshut) en 1799, il est de nouveau à Saigne-légier en août 1800. Cité comme curé en septembre 1802 et en janvier 1803, il est confirmé comme curé (2e classe) de cette paroisse à la réorganisation (1803). Sa démission de la cure de Saignelégier, longtemps refusée par l'évêque Saurine, est finalement acceptée fin 1812, début 1813 (avant le 11 février). Il se retire alors à Saint-Ursanne, avec ses deux s'urs (Elisabeth et Marie-Hyacinthe).
Auteur de « Notice de la ville de St. Ursanne et du culte qu'on y a rendu à son saint fonda-teur », dans Réveil du Jura. Journal politique et littéraire, Porrentruy 1861, n° 45 (23 août), p. 4 ; n° 46 (30 août), p. 4 ;  n° 47 (6 septembre), p. 4 (sans nom ; annoncé : « la suite au pro-chain numéro », mais sans suite semble-t-il).

Jean-Pierre Renard et Emma Chatelain, 21/10/2005
Dernière modification: 3/05/2010

Bibliographie

André Bandelier (dir.), Théophile-Rémy Frêne. Journal de ma vie, volume V, SJE, Porrentruy, Intervalles, Bienne, 1993, p. 526

Jean-Pierre Renard, Le clergé paroissial dans les arrondissements de Delémont et de Porrentruy avant et après la réorganisation de 1802-1804, Saignelégier, 2009, p. 420

Enquête ecclésiastique de l'An XII (1804)

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