Monnin, Louis Auguste (1799-1878)

Né le 5 thermidor an VII (23 juillet 1799) à Bellelay, commune de Saicourt. Décédé le 17 mai 1878 à Paris. Fils de Jean-Pierre Monnin et de Frédérique Élisabeth née Japy. Épouse, le 18 décembre 1828, Catherine Japy, sa cousine germaine (fille de Frédéric Guillaume Japy et d’Anne Catherine Monnin, petite-fille de Frédéric Japy), union dont est née une fille, Sophie, mariée à Adolphe Ammann. Protestant.
Il voyage à travers l’Europe pour la maison Japy Frères, qui le charge en 1828 d’organiser une maison de vente à Paris. Ses affaires ne tardent pas à prospérer puisqu’il devient l’associé des frères Japy, qui le placent à la tête de la maison de vente parisienne. Grâce à son alliance avec les Japy et à son travail, il fait partie de la direction de la maison Japy  Frères, de 1837 à 1855. Il devient ensuite un actionnaire important de Japy-Frères et Cie, dont il possède plus de 10% des actions en 1855, environ 4% en 1873. En 1859, il fonde une verrerie à Bellelay, sise également dans le domaine familial, avec son frère et associé Frédéric Louis.
Comme son beau-père Frédéric Guillaume Japy, Louis Auguste poursuit une carrière politique à côté de sa fonction d’administrateur. Après la révolution de février 1848, le directeur de la maison de vente devient adjoint au maire, puis maire du VIe arrondissement de la ville de Paris. En juin 1849, il se distingue en procédant à l’arrestation du député du Var et maire de Toulon Fulcrand Suchet, qui voulait installer un gouvernement révolutionnaire dans la mairie du VIe arrondissement. La même année, il est encore membre du conseil de surveillance des hôpitaux et de l’assistance publique de Paris. Faisant le pari du bonapartisme, il se rallie au président Louis-Napoléon Bonaparte et est nommé membre de la Commission consultative (1851-1852, sorte de législatif national). Fidèle à Napoléon III, il est membre, dès 1852, du Consistoire central des Églises réformées de France. Élu député au Corps législatif pour la 4e  circonscription de la Seine le 26 septembre 1852, il siège au sein de la « majorité dynastique » jusqu’en 1857, pour la durée de la 1re législature du Second Empire. Conseiller municipal de Paris (1859-1870) représentant le Xe  arrondissement, il est de facto conseiller général de la Seine. Après la proclamation de la Troisième République le 4 septembre 1870, il se retire de la vie politique.
Fait chevalier (4 mai 1849) puis officier (1er  janvier 1853) de la Légion d’honneur.

Philippe Hebeisen, 8/02/2017
Dernière modification: 9/02/2017

Bibliographie

Philippe Hebeisen, « Les brasseries Japy et Monnin de Bellelay et leurs entrepreneurs (env. 1801-1870) : histoire d’une entreprise sans archives », in Jean-Claude Rebetez et Damien Bregnard (éd.), BELLELAY 1714-2014. Des chanoines prémontrés à l’espace d’art contemporain, actes du colloque du 20 septembre 2014, ASJE, 2015, pp. 245-247 (sources et bibliographie détaillées dans l'art.)